Le service
Sécurité de vos données de prévoyance : ce que nous en faisons, et ce que nous n’en faisons pas
Lancer une recherche suppose de confier des données sensibles : un numéro AVS, une adresse, une copie de pièce d’identité. La sécurité des données de prévoyance n’est pas une clause de bas de page, c’est la condition de confiance de toute la démarche.
Le cycle de vie d’une donnée, de la collecte à la suppression
La meilleure façon de juger la sécurité des données de prévoyance d’un service n’est pas de lire une liste d’engagements, mais de suivre le trajet d’une information depuis le moment où vous la saisissez jusqu’à celui où elle disparaît. Voici ce trajet, étape par étape.
Les données demandées, et la raison de chacune
Aucune donnée n’est demandée par confort. Chacune répond à une exigence formulée par les institutions de prévoyance elles-mêmes, qui refusent de communiquer sur un compte sans vérification d’identité.
| Donnée | Pourquoi elle est nécessaire | À qui elle est transmise |
|---|---|---|
| Numéro AVS | C’est la clé d’identification utilisée par toutes les institutions suisses | Aux institutions interrogées uniquement |
| Nom, prénom, date de naissance | Exigés pour vérifier que la demande émane du titulaire du compte | Aux institutions interrogées uniquement |
| Adresse postale | C’est à elle que les institutions adressent leurs réponses officielles | Aux institutions interrogées uniquement |
| Copie de pièce d’identité | Exigée avant toute communication d’information sur un compte | Aux institutions qui la réclament |
| Parcours professionnel | Facultatif, il oriente les demandes et révèle les périodes non couvertes | Utilisé en interne, transmis si nécessaire |
| Adresse électronique et téléphone | Pour vous informer de l’avancement et vous remettre le résultat | Non transmis aux institutions |
Le numéro AVS : ce qu’il permet, ce qu’il ne permet pas
Le numéro AVS à treize chiffres identifie une personne dans le système suisse des assurances sociales. C’est ce qui rend possible de retrouver un dossier de prévoyance ouvert il y a trente ans, sous un employeur disparu depuis. Aucune recherche sérieuse ne s’en passe, et il figure d’ailleurs sur votre certificat de prévoyance comme sur votre carte d’assurance maladie.
En revanche, ce numéro ne donne accès à rien par lui-même. Il ne permet ni de consulter un solde bancaire, ni de déclencher un versement, ni de modifier une adresse auprès d’une institution. Toute opération sur un avoir suppose une demande signée du titulaire, accompagnée d’une pièce d’identité. Le numéro AVS ouvre une porte de consultation, jamais une porte de transaction.
La copie de pièce d’identité
C’est la demande qui surprend le plus, et cette surprise est légitime. Elle n’émane pas de nous : les institutions de prévoyance l’exigent avant de communiquer la moindre information sur un compte. C’est une protection qui joue en votre faveur, puisqu’elle empêche un tiers de se renseigner sur vos avoirs en connaissant simplement votre nom et votre date de naissance.
Bon à savoir
Vous pouvez masquer les éléments qui ne servent pas à l’identification sur la copie transmise, par exemple la mention de la taille ou le numéro de document si l’institution ne l’exige pas. En revanche, le nom, la date de naissance et la photo doivent rester lisibles, sans quoi la pièce sera refusée et la démarche retardée.
Où vos données sont traitées et hébergées
Les données sont traitées en Suisse, conformément à la loi fédérale sur la protection des données. La transmission entre votre navigateur et le formulaire passe par une connexion chiffrée, et les documents d’identité sont stockés dans un espace d’accès restreint, séparé des données de contact courantes. Les échanges avec les institutions se font par les canaux qu’elles imposent, le plus souvent le courrier postal ou un portail sécurisé.
Les données ne sont ni vendues ni louées. Elles ne sont pas transmises à un courtier, à un comparateur ou à une régie publicitaire. Le seul cercle de destinataires est celui des institutions interrogées dans le cadre du mandat que vous avez signé, plus les prestataires techniques strictement nécessaires à l’exploitation du service.
Les limites du mandat, écrites dans le mandat lui-même
Un mandat de recherche est un document court, et sa portée est volontairement étroite. Il autorise à demander, en votre nom, si un avoir existe et quel en est le montant. Il n’autorise ni à percevoir, ni à transférer, ni à disposer de vos avoirs, et cette exclusion est explicite.
Combien de temps vos données sont conservées
Pendant la recherche, les données sont conservées parce qu’elles sont utilisées : sans elles, il n’est pas possible de relancer une institution ni de recouper une réponse. Après la clôture du dossier, elles sont conservées le temps nécessaire pour pouvoir retracer les démarches effectuées, ce qui protège aussi vos intérêts si une institution répond tardivement ou si vous demandez un duplicata du rapport.
Cette conservation n’est pas une fatalité : vous pouvez demander la suppression à tout moment, y compris pendant la recherche, auquel cas la démarche s’arrête. Une demande de suppression est traitée sans condition et sans frais.
Ce que nous ne demandons jamais
Une liste d’exclusions est souvent plus parlante qu’une liste d’engagements. Nous ne demandons ni identifiant bancaire, ni numéro de carte, ni mot de passe d’accès à un portail de caisse, ni code reçu par message. Aucun de ces éléments n’est nécessaire pour interroger une institution de prévoyance, et aucun ne devrait être transmis à un service de recherche, quel qu’il soit.
Nous ne demandons pas non plus vos données de santé, votre situation patrimoniale détaillée ou le montant de vos autres avoirs. Ces informations n’ont aucun rôle dans l’identification d’un capital de 2e pilier. Si un formulaire de recherche vous les réclame, la question à poser est simple : à quelle institution seront-elles transmises, et pour quelle demande précise.
Cette limitation a une conséquence pratique : plus le formulaire est court, moins la surface de risque est grande. C’est la raison pour laquelle le parcours de dépôt ne comporte que les champs strictement utiles à l’identification et à la reprise de contact, et que le parcours professionnel reste facultatif malgré son utilité réelle pour orienter les demandes.
Les prestataires techniques
Comme tout service en ligne, le site s’appuie sur des prestataires techniques pour l’hébergement, l’envoi des messages et la sécurisation des échanges. Ces prestataires interviennent sur instruction et n’ont pas le droit d’utiliser vos données pour leur propre compte. Leur intervention est limitée à ce qui est nécessaire au fonctionnement du service, et elle ne comprend jamais la revente ni l’enrichissement de fichiers commerciaux.
Vos droits, et comment les exercer
Vous disposez d’un droit d’accès aux données vous concernant, d’un droit de rectification si une information est inexacte, d’un droit de suppression et d’un droit d’opposition. Ces droits s’exercent par un message à contact@leadpartner.ch, sans formalisme particulier. Le détail figure dans notre politique de confidentialité.
Une demande d’accès vous permet de savoir quelles informations sont détenues et à quelles institutions elles ont été transmises. Une demande de suppression met fin au traitement, et donc à la recherche si celle-ci est en cours. Ces démarches n’ont pas besoin d’être motivées et n’entraînent aucun frais, comme le rappelle la page résultats d’une recherche à propos de la remise du rapport. Les réticences exprimées sur ce sujet sont reprises sur la page avis et retours d’expérience.
Attention
Une institution de prévoyance ne vous demandera jamais un mot de passe, un code de carte ou un versement préalable. Si un message se réclamant d’une caisse ou d’un service de recherche vous réclame l’un de ces éléments, ne répondez pas et vérifiez directement auprès de l’institution, dont les coordonnées figurent sur votre rapport de recherche ou sur son site officiel.
Enfin, rappelons que la démarche auprès de la Centrale du 2e pilier peut être faite par vous-même, sans passer par un tiers, et que la recherche mandatée reste gratuite et sans engagement. Si vous préférez ne confier vos données à personne, c’est une option parfaitement légitime, et cette page vous aura au moins servi à savoir quelles pièces réunir avant de lancer la démarche.
Ce qu’il faut retenir
- Chaque donnée demandée correspond à une exigence des institutions, aucune n’est demandée par confort
- Le numéro AVS permet de consulter un dossier, jamais de déclencher une opération
- Les données sont traitées en Suisse et ne sont ni vendues ni louées
- Le mandat exclut expressément de percevoir ou de transférer vos avoirs
- Suppression, accès et révocation s’obtiennent par un simple message, sans frais
Vérifiez gratuitement si un avoir vous attend
Quatre étapes, dix minutes. Nous interrogeons la Centrale du 2e pilier, la Fondation institution supplétive et plus de 1 500 caisses de pension et fondations de libre passage. Vous recevez le résultat par écrit, sans engagement.
Questions fréquentes
Puis-je lancer une recherche sans donner mon numéro AVS ?
C’est possible mais nettement moins efficace. Sans numéro AVS, l’identification se fait sur le nom, la date de naissance et l’historique d’employeurs, ce que certaines institutions refusent de traiter. Le délai s’allonge et le risque de réponse incomplète augmente.
Que devient ma copie de pièce d’identité une fois la recherche terminée ?
Elle reste dans l’espace protégé du dossier tant que celui-ci est ouvert, puis peut être supprimée sur demande. Elle n’est transmise qu’aux institutions qui l’exigent pour lever leur obligation de confidentialité, et jamais à un tiers commercial.
Vos partenaires reçoivent-ils mes coordonnées si je refuse leur proposition ?
Le mandat de recherche ne vaut pas consentement à une transmission commerciale. Vous pouvez à tout moment demander à ne plus être contacté et exiger la suppression de vos données, par simple message, sans que cela affecte le résultat déjà remis.
Comment savoir si un site de recherche d’avoirs est sérieux ?
Trois signaux valent la peine d’être vérifiés : le site indique-t-il où les données sont traitées, dit-il clairement que la démarche officielle est gratuite et faisable seul, et exclut-il expressément de percevoir vos avoirs. Un service qui demande un paiement préalable ou des identifiants bancaires doit être écarté sans hésiter.
Le service en détail
Tout ce qu’il faut savoir avant de lancer une recherche.
Pour aller plus loin
Les autres rubriques du site, pour comprendre où se trouve votre avoir et ce que vous pouvez en faire.